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Système musculaire

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Le muscle squelettique est l'actionneur mécanique du corps : il convertit l'énergie chimique (ATP) en force et en travail. Le modèle de Hill (1938) est la description mathématique fondamentale de la relation force-vitesse : (F+a)(v+b) = constante, de forme hyperbolique. A force nulle (charge nulle), la vitesse est maximale (v_max) ; à vitesse nulle (contraction isométrique), la force est maximale (F). La puissance maximale se produit à v v_max/3.

La relation longueur-tension du sarcomère explique le mécanisme cardiaque de Frank-Starling : à la longueur optimale (2,02,2 m), le chevauchement actine-myosine est maximal et la force est maximale. Au dessus (allongement excessif) ou en dessous (contraction extrême), la force diminue car le nombre de ponts transversaux actifs est réduit. Cette relation détermine la plage de travail optimale du muscle in vivo.

La fatigue musculaire est la diminution de la force maximale disponible lors dune activité soutenue. Le modèle de premier ordre capture la dynamique : la fatigue s'accumule (k_f) lors de l'activation et récupère (k_r) au repos, avec k_r << k_f (la fatigue s'accumule plus vite qu'elle ne récupère). Les mécanismes périphériques (accumulation de Pi, H, ADP ; déplétion en glycogène) et centraux (réduction de lactivité corticomotrice) y contribuent.

La sommation des contractions au fil du temps (sommation temporelle) permet au muscle de générer des forces bien supérieures à une simple contraction : à des fréquences supérieures à la fréquence de fusion (~50 Hz dans le muscle rapide, ~20 Hz dans le muscle lent), les contractions fusionnent dans une contraction tétanique soutenue. En EMG, la force est approximativement linéaire avec le RMS du signal électrique compris entre 20 et 80 % de la MVC (Maximal Voluntary Contraction), ce qui permet d'utiliser l'EMG pour estimer la force in vivo.

L'efficacité mécanique du muscle ( 20 à 30 %) signifie qu'environ 70 à 80 % de l'énergie chimique est dissipée sous forme de chaleur. Cela a des conséquences thermorégulatrices importantes : lors d'un exercice intense, la production de chaleur peut dépasser 1 kW chez un sportif, nécessitant une dissipation active (transpiration, vasodilatation périphérique). La chaleur musculaire contribue également au maintien de la température corporelle par temps froid (frissons).

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Système musculaire

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gphysics.net - Dr. Willy H. Gerber
Palos Verdes, Costa de Corral, Chile