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E8 Débit respiratoire

Topique

La mécanique respiratoire est modélisée comme un système pneumatique : les poumons se comportent comme des compartiments élastiques, et les muscles respiratoires les font avancer en générant des gradients de pression.

Le premier élément est constitué par les poumons : ils se comportent comme des compartiments élastiques qui se dilatent lorsque la pression interne diminue par rapport à la pression atmosphérique, et qui se contractent grâce à leur propre élasticité lorsque cette différence de pression disparaît.

Le second élément est constitué par les muscles respiratoires : le diaphragme et les muscles intercostaux, en se contractant, génèrent le gradient de pression qui provoque l’entrée ou la sortie d’air des poumons, en dilatant ou en comprimant la cage thoracique pour créer la différence de pression qui entraîne ce flux d’air.

À partir de ce gradient de pression, la mécanique respiratoire décrit trois grandeurs : le débit, c’est-à-dire la vitesse à laquelle l’air entre ou sort des poumons ; le volume, c’est-à-dire la quantité d’air qui entre ou sort à chaque respiration ; et le travail respiratoire, c’est-à-dire l’énergie que les muscles respiratoires doivent dépenser pour vaincre la résistance des voies aériennes et l’élasticité pulmonaire à chaque respiration. Le débit, le volume et le travail respiratoire qui décrivent la mécanique ventilatoire dans des conditions normales constituent le point de référence par rapport auquel les altérations sont comparées : lorsque la résistance des voies aériennes augmente au-delà de ce point de référence, le débit diminue et un syndrome obstructif apparaît ; lorsque l’élasticité pulmonaire diminue en deçà de ce point de référence, le volume inspiratoire diminue et un syndrome restrictif apparaît.

L’établissement de ce point de référence normal permet à la mécanique ventilatoire de distinguer un syndrome obstructif d’un syndrome restrictif : sans comprendre au préalable le comportement du débit, du volume et du travail respiratoire dans un système pneumatique fonctionnant normalement, il serait impossible de déterminer lequel des deux syndromes est à l’origine de la déviation de la mécanique ventilatoire par rapport à cet état normal.

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