A22 Échecs du transfert dénergie
Topique
La chaîne cinétique de cet athlète souffre généralement d'un défaut de transfert d'énergie lorsqu'elle ne parvient pas à transporter efficacement l'énergie générée dans un muscle proximal jusqu'à son point d'application final, que ce point soit l'extrémité distale du corps de l'athlète ou un objet externe qu'il tient.
Le tronc de l'athlète assure la transmission entre le bas et le haut du corps au sein de cette chaîne cinétique : un déficit de rigidité de ce tronc réduit l'efficacité finale de ce transfert d'énergie, conformément à la perte de rigidité déjà observée dans un autre modèle de cet ensemble pour un système masse-ressort dégradé. Une rigidité encore plus faible de ce tronc réduit davantage l'efficacité finale de ce transfert d'énergie entre le bas et le haut du corps de l'athlète.
Un décalage temporel entre deux segments consécutifs de cette même chaîne cinétique engendre un autre type de défaut de transfert d'énergie, précisément lorsque l'un de ces deux segments est activé trop tôt ou trop tard par rapport à l'autre. Il s'agit exactement de la même rupture prématurée de la chaîne cinétique décrite dans un autre modèle de ce système pour un lancer sportif. Lorsque l'activation de ce segment est encore retardée par rapport à l'activation optimale du segment adjacent, le transfert d'énergie final entre les deux segments se dégrade davantage.
Une déformation des tissus mous à un point précis de cette transmission d'énergie dissipe une partie de cette énergie à cet endroit, de manière très similaire à la perte d'énergie due à la déformation décrite dans un autre modèle de ce système pour un tendon dégénéré. Parallèlement, une coactivation musculaire excessive entre un agoniste et son antagoniste dissipe une autre partie de cette énergie, de manière très similaire au défaut de synchronisation entre les deux muscles décrit dans un autre modèle de ce système. Le fait que cette coactivation musculaire excessive soit encore plus importante signifie que la dissipation d'énergie finale à ce point de transmission est, par conséquent, encore plus importante.
Par conséquent, ce modèle, avec son noyau central et sa liaison de transmission, induit une perte d'énergie entre deux segments adjacents de cette chaîne cinétique. Cette puissance de couplage, quantifiée par le modèle de Putnam qui décrit déjà ces transferts intersegmentaires, devient négative précisément lorsqu'un segment distal absorbe de l'énergie de son segment proximal adjacent au lieu d'en recevoir, ce qui s'avère contre-productif pour l'ensemble de la chaîne cinétique. Une perte d'énergie modérée le long de cette chaîne cinématique réduit ainsi la vitesse finale de l'extrémité distale, dans une proportion certes plus faible, mais tout aussi significative. Parallèlement, le contrôle actif de ce même noyau central rigidifie l'articulation lombo-pelvienne de l'athlète, réduisant ainsi ces pertes au sein de cette zone de transmission critique sur laquelle repose ce modèle.
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